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Psychologue ou neuropsychologue : quelle différence et qui consulter ?

Beaucoup de personnes confondent le rôle du psychologue et celui du neuropsychologue. Et c’est compréhensible : les deux travaillent avec ce qui se passe dans votre tête… mais pas tout à fait de la même manière :-). Comprendre la différence permet surtout d’éviter de chercher ses clés au mauvais endroit. Je me souviens de Mathieu, 48 ans, qui se plaignait de pertes de mémoire et de difficultés de concentration depuis quelques mois. Il pensait avoir besoin d’un psychologue pour « travailler sur son stress ». Une idée logique… sauf qu’au fil de l’entretien, ses difficultés ressemblaient davantage à un problème cognitif précis qu’à un simple trop-plein émotionnel. C’est à ce moment-là que le neuropsychologue est entré en scène (en fait, j'étais déjà dans la pièce).

Le psychologue : se comprendre et travailler sur les pensées, émotions et les comportements

Le psychologue s’intéresse principalement à ce que vous ressentez, pensez et vivez au quotidien :

  • Gérer le stress, l’anxiété, la dépression ou même les phobies (tout ce qui fait dire « là, ça déborde un peu »).
  • Améliorer les relations, la communication ou la dynamique familiale (parce que vivre avec des humains n’est pas toujours simple).
  • Accompagner les transitions de vie, le deuil ou les difficultés professionnelles.
  • Les outils sont variés : entretiens, questionnaires, exercices, thérapies cognitivo-comportementales, approche systémique… Bref, une boîte à outils bien remplie, adaptée à chaque situation.
Le psychologue est avant tout un spécialiste de la relation : à soi, au monde et aux autres.

Le neuropsychologue : analyser et tester le fonctionnement cérébral

Le <strong>neuropsychologue, qui est avant tout un psychologue spécialisé, lui, s’intéresse au fonctionnement du cerveau : mémoire, attention, langage, raisonnement… En résumé, tout ce qui permet de penser, se concentrer et se souvenir (y compris pourquoi vous êtes entré dans une pièce). Il intervient notamment lorsqu’il y a une suspicion d’atteinte cognitive :

  • Après un AVC, un traumatisme crânien ou une chirurgie.
  • Dans le cadre de maladies neurodégénératives (Alzheimer, Parkinson…).
  • Lors de troubles de la mémoire, de l’attention ou du langage sans cause évidente.
  • ou tout simplement lorsque l'on se pose des questions sur son fonctionnement cognitif, sans avoir nécessairement de problèmes.

L’évaluation passe par un bilan neuropsychologique approfondi. Ce n’est pas un simple « petit test rapide » comme vous pouvez en passer chez un généraliste ou neurologue, mais une exploration précise des différentes fonctions cognitives qui dure plusieurs heures. À partir des résultats, des exercices de remédiation cognitive (une forme de rééducation des troubles cognitifs) et des adaptations concrètes sont proposés.

Et si vous hésitez encore…

Entre émotions qui débordent et mémoire qui flanche, il n’est pas toujours évident de savoir à quelle porte frapper. Bonne nouvelle : ici, pas de risque de se tromper. J’exerce à la fois comme psychologue et neuropsychologue. Autrement dit, que la difficulté soit émotionnelle, cognitive… ou un peu des deux (ce qui est souvent le cas), vous êtes au bon endroit. Un seul interlocuteur, mais deux lectures complémentaires pour comprendre ce qui se joue, et surtout, pour proposer un accompagnement ajusté, sans vous faire passer d’une porte à l’autre !

Robin Cantalupi - Psychologue, Psychothérapeute et Neuropsychologue